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CLASSEMENT DU
PASSAGE DU GOIS ET DE SES ABORDS
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Courriers du Préfet et du Maire de Beauvoir dans actualités
Résultat du rendez vous au Ministère dans actualités
Préparation rendez
vous au Mnistère de l'Ecologie 11/2006
Classement du Gois - 2 décembre 2002 : lettre à Monsieur le Sénateur OUDIN.
Comité
de pilotage du 29 NOVEMBRE 2002
Participants : Sous-Préfet des Sables, Sénateur
OUDIN, DIREN, élus de BEAUVOIR et BARBATRE, SCE, DDE, 12/12
F SIGNORET représentait notre association.
Introduction par le Sous-Préfet
: Le classement du Gois présente-t-il plus d’avantages que d’inconvénients
?
Le sénateur OUDIN , tout en indiquant qu’il est favorable au classement
, souhaite que chaque partie soit claire sur les implications du classement.
Eric BINET-DIREN- indique que la présentation de l’étude
doit être l’aboutissement des Comités de pilotage.
Présentation de l’étude de classement et propositions par M CHEPEAU – SCE
- analyse de la situation
la principale conséquence du classement est que les zones concernées
basculent en 146-6 , comme une zone littorale. SCE a proposé de retirer
toutes les maisons et tous les sièges d’exploitation du périmètre
pour ne pas pénaliser les activités.
- recensement des projets
réfection de la chaussée 6M €
comblement de la fosse sud ( sécurité)
projet d’irrigation de la plaine de Barbâtre
réfection du Pont Noir, etc.
A priori pas d’impossibilité avec le classement du GOIS.
- propositions d’aménagement
Débat
Maire de BEAUVOIR : délibération du Conseil Municipal qui ne souhaite pas que les fermes soient dans le classement ;prétend que la ferme à proximité du GOIS n’est pas un point noir étant donné qu’elle a toujours été là. Voudrait que seule la chaussée soit classée.Maire de BARBATRE : contre l’inscription de la plaine. Dernière possibilité d’extension pour les agriculteurs de l’Ile , donc contre le classement.
Sous-Préfet : Est-il nécessaire d’avoir un périmètre aussi grand…c’est vrai que vous avez déjà du mal avec NATURA 2000…..
Sénateur OUDIN : M EVAIN nous avait dit : « on classe ou inscrit ce qui est visible du GOIS » ; c’est logique…Maintenant il faut lever les craintes des élus par une méthode pragmatique qui envisage les contraintes d’urbanisme comme dans un POS. Mettons-nous d’accord.
M BINET : on veut classer le GOIS pour le paysage et non pas obtenir un classement L 146-6 ou une protection écologique.
Sous-Préfet : « les agriculteurs, que voulez-vous ? »
« On veut des garanties pour étendre nos exploitations…Il pourrait y avoir des bâtiments hors sol, des serres…
Le Maire de BEAUVOIR redemande que l’on limite le classement au domaine public maritime. Il indique que la commune devra revoir son POS avec un pastillage excluant les restaurants.
Le Sénateur OUDIN demande que l’Etat écrive les garanties sur ce qui va s’appliquer aux têtes de pont du GOIS .
Le Sous-Préfet demande à la DIREN de faire une nouvelle proposition.
M BINET indique que la Commission Nationale des Sites souhaitera probablement un périmètre plus large que ce qui ressort de la réunion. La DIREN instruira un nouveau projet.
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Notre association se bat depuis sa création pour que le passage du GOIS
soit classé ; il semblerait évident que le paysage emblématique
de la Vendée soit classé pour conserver durablement tout son attrait
touristique sauf que la somme des intérêts particuliers locaux
à court terme ne correspond pas forcément à l’intérêt
général et qu’au total le projet de classement n’avance
pas vite.
De plus la désinformation va bon train…pour certains classement signifie « sanctuarisation » et pour d’autres leur activité s’en trouvera pénalisée….. Chacun voulant, malgré tout, profiter des retombées économiques d’un site que les mêmes qualifient de grandiose, naturel, authentique, préservé..
Pour apporter un éclairage et surtout permettre à chacun de se faire son opinion, nous reproduisons ci-dessous un dossier établi par le Service des Infrastructures Routières et Maritimes du Conseil Général de la Vendée et mettant en évidence l’intérêt du classement ainsi que les avantages et contraintes qui pourraient en découler.
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1. Projet de classement et d’inscription : justification,
définition des périmètres et intérêts
1.1 Justification du projet de
classement et d’inscription
Les procédures de classement et d’inscription concernent «
des monuments et des sites dont la conservation ou la préservation présente,
au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque,
un intérêt général » ( Code de l’Environnement,
article L341.1).
Le site maritime du Gois présente plusieurs de ces caractères :
- caractère historique
: le passage du Gois a une existence très ancienne. Les premières
mentions remontent au 15ème siècle ; utilisation régulière
attestée au 18ème siècle (rapport du Maréchal de
Chantilly-1702, carte bibliothèque natinale-1705, balisage sommaire-1779).
Le Gois est un lieu chargé d’histoire (guerres de Vendée,
deuxième guerre mondiale).
- caractère scientifique : la dynamique sédimentaire
de la Baie de Bourgneuf a permis la création d’un gué naturel
découvrant deux fois par jour entre l’île de Noirmoutier
et le continent, dans la zone de rencontre et d’annulation des courants
venus du nord et du sud.
- caractère légendaire : l’utilisation du passage
du Gois et les noyades survenues au cours des temps ont forgé le mythe
du « Gois naufrageur ».
- caractère pittoresque : le Gois est un site unique en France
de par ses caractéristiques : chaussée pavée depuis 1924,
bordée de balises refuges ; route traversant sur plus de 4 kilomètres
l’estran avec l’immensité du paysage des vasières
et grèves sableuses de la Baie de Bourgneuf de chaque côté
délimité par des digues, à la fois limites de l’espace
maritimes et belvédères.
Les espaces terrestres prolongent de part et d’autre la découverte du Gois :
- côté Beauvoir sur
Mer, l’ancienne île de la Crosnière est un site
pittoresque, d’intérêt historique et paysager : ancienne
paroisse rattachée autrefois à Barbâtre, avec son cimetière
Jacobsen, ses digues et polders, le Pont Noir et ses appontements de pêcheurs,
un bâti traditionnel de qualité.
- côté Barbâtre, le polder de Sébastopol
est un espace de grande qualité paysagère. Les espaces agricoles
qui visuellement sont liés à la route d’accès au
Gois participent à la qualité d’ambiance du site.
Le Gois est fréquenté par de nombreux usagers et visiteurs ; c’est un élément remarquable du patrimoine paysager de la Baie de Bourgneuf et de la Vendée. La conservation ou la préservation du site du Gois et de ses abords présente donc au point de vue historique, scientifique, légendaire et pittoresque un intérêt général.
1.2 Périmètres proposés
Les propositions de délimitations reposent principalement sur des notions de perception visuelle et de préservation du paysage.
La protection proposée comprend deux zones :
- un site classé axé sur la chaussée du Gois et couvrant une bande de 800 à 900 mètres de largeur sur l’estran de chaque côté, correspondant aux zones de co-visibilité immédiate. Il comprend aussi les abords terrestres du Gois, où la qualité du paysage et la nécessité d’une gestion rigoureuse des évolutions futures justifient leur rattachement au site classé. Il s’agit du « noyau dur » du dispositif de protection.
- un site inscrit directement
dans le prolongement du périmètre du site classé.
Cette zone de protection plus légère, permettra à
l’ Architecte des Bâtiments de France de contrôler les projets
pouvant toucher les abords du site classé. Le site inscrit englobe l’ancienne
île de la Crosnière côté Beauvoir sur Mer.
A Barbâtre, le périmètre du site inscrit est calé
sur la R D 38 qui marque une limite dans la plaine agricole visuellement liée
à la route d’accès au Gois et contiguë à l’estran
de la Baie de Bourgneuf. Le secteur du Moulin de la Plaine, à l’intersection
de la R D 38 et de la route d’accès au Gois (RD 948) a toutefois
été exclu, car déjà protégé au titre
du périmètre de protection du monument historique existant.
1.3 Intérêts du classement
Si le classement et l’inscription ont pour objectif la conservation ou la préservation de sites d’intérêt artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, il n’en demeure pas moins qu’ils peuvent avoir d’autres effets induits pour les collectivités concernées.
- Ils permettent une meilleure préservation
du littoral, comme l’atteste l’exemple de sites protégés
qui aujourd’hui ont conservé, ou ont pu retrouver, une qualité
et un attrait supérieurs à des sites non protégés.
- Ils permettent de prétendre à des financements spécifiques
« opérations grands sites nationaux » destinés
à pallier les effets de la fréquentation et améliorer l’intégration
de certains aménagements
- Ils constituent un vecteur de développement de notoriété
et d’image pour les communes concernées
- Ils autorisent des retombées économiques pour les communes
à travers le développement d’un tourisme de découverte
« intégré » (tourisme de nature ou éco-tourisme…),
l’objectif étant de capter les flux touristiques sans nécessairement
les fixer sur le site protégé.